Le Coupe-Chou : Un lieu exceptionnel (ne lisez pas ce billet, poussez simplement la porte)

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Situé dans une ruelle cachée du 5e, à l’abri des foules touristiques du Panthéon ou de la rue des Ecoles, ce restaurant est protégé par des rideaux de velours et ne révèle ses secrets qu’aux passants qui osent pousser la porte.

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Notes de voyage en Australie, partie IV : Une expédition au Kakadu

kakadu3Départ le 20 mai 2012 pour Litchfield, National Park and Kakadu. Après une très mauvaise journée à Darwin, j’ai tenté de m’enlever de l’esprit cette croyance nocive selon laquelle les choses étaient en train de mal tourner pour appréhender le voyage de façon neutre, comme une back packer au regard impartial. Epaules larges, sac noué, front aussi imperturbable que l’horizon.

Photo de groupe.  Marrant de voir comme personne n’ose se parler les premiers instants dans le bus. Comme si on reprenait tous notre vieux réflexe d’écolier : se mettre en rang deux par deux et regarder droit devant soi pour bien entendre les consignes du professeur. Les personnalités ne se dévoilent pas encore. Pour l’instant, c’est la docilité qui fait loi.

Chris. A ma gauche, assise toute seule dans son coin, il y a Chris, une femme d’une cinquantaine d’années qui en paraît 60. A son look, sa banane autour de la taille, son horrible chapeau de soleil vert pomme et sa coupe de cheveux de jeunette abîmée, j’aurais parié qu’elle était anglaise et un peu vieille fille. En fait Chris est une nurse de Melbourne, une femme extrêmement prise entre sa vie de famille, son travail, ses actions humanitaires et les expéditions touristiques auxquelles elle participe régulièrement depuis son divorce. Elle essaye de se retenir mais il est pratiquement impossible pour elle de ne pas parler de ses enfants du matin au soir et du soir au matin. Ils ont 21 et 23 ans,  sont tous deux designers. Elle parle aussi sans arrêt de son « husband humm.. ex-husband ». Séparée depuis peu de temps, elle n’a visiblement aucune intention de tourner la page et se rêve encore jeune épouse comblée et mère de deux bambins à qui elle doit apprendre à nager. Elle meuble d’avance tout accès de tristesse par une dose d’humour assez géniale à laquelle personne n’est insensible. A tel point qu’il est même difficile de la prendre en flagrant délit de premier degré, sauf lorsqu’elle ne parle plus. Sa tristesse apparaît alors de façon flagrante, la pauvre, à travers ses rides, un visage aussi blanc et raviné qu’un vieux masque de plâtre. C’est fou ce que les rides des gens tristes peuvent être laides. Comme si l’apaisement mettait de l’ordre dans les traits, comme si le visage de la sagesse ne naissait pas des épreuves et des tourments comme on le croit souvent, mais de la plénitude.

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Maximilien. Assis à côté de moi, à ma droite, il y a Maximilien, un Allemand d’une petite vingtaine d’années qui suit des études de recherches médicales à Sydney depuis bientôt un an et a planifié cette expédition au Kakadu il y a plus de 6 mois – contrairement à moi qui ai acheté mes billets pour l’Australie il y a une semaine et pour cette expédition hier matin. Très intimidé au départ, mille fois trop grand pour son âge, le front bas et les doigts de pieds trop longs, Maximilien s’est progressivement révélé, au cours du séjour, un garçon bavard, plutôt sûr de lui et au cynisme amusant. Les membres du groupe se sont vite méfiés de cet « aryen », comme ils le désignent et ont associé son esprit compétitif et peu serviable à ses origines allemandes. C’est vrai qu’il n’a pas levé le doigt une seule fois pour aider le groupe à préparer à manger ou à faire la vaisselle. Vrai aussi qu’il baisse la tête et oublie son environnement dès que son téléphone capte le réseau. Mais l’humour avec lequel il réagit quand on lui en fait la remarque, s’excusant tout en persistant, me le rend plus sympathique que ceux qui s’en offusquent avec un racisme assumé !

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Philippe Ségur : le roman fou d’un insomniaque extra-lucide

segur-philippeCe roman est si exceptionnel qu’après  27 heures d’avion de Paris à Melbourne, je suppliais les hôtesses de l’air de me laisser le finir ! (« deux minutes quoi, il me reste UN chapitre ! ») Le Rêve de l’homme lucide (Ed. Buchet Chastel) est l’autoportrait d’un insomniaque qui décide d’arrêter de dormir. Totalement.

 
Simon Perse est un écrivain insomniaque plutôt dépressif ; il vient à peine, à 30 ans, de quitter sa femme, ses enfants, sa maison et son job pour nous faire entendre sur près de 400 pages le moindre tintement de son compte à rebours intérieur, de jour comme de nuit. Un compte à rebours qui devrait l’amener, si tout se passe bien, à renaître, à s’accomplir, se « trouver lui-même » comme disent les magazines ou simplement à supporter son reflet dans le miroir.

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Prochaine soirée Livre Unplugged à la Bellevilloise : la Samba

sambaL’été se termine en beauté à la Grande Prairie de la Bellevilloise avec un événement aussi exotique que sensuel : une soirée « Livre Unplugged spécial Samba ! »

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Yoga Unity,Live Music et Shiatsu tout l’été à la Bellevilloise

nicoInitiez-vous au Yoga et/ ou offrez-vous un massage Shiatsu en musique avec l’équipe des « Samedis matins qui font du bien » à la Bellevilloise.

Quand ? Tous les samedis à partir de 11h du 18 juillet au 5 septembre compris (sauf le 22 août).

Où : A la Grande Prairie de la Bellevilloise et exceptionnellement, le 29 août, au Club de la Bellevilloise.

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Notes de voyage en Australie, épisode 3 : Comment se comporter à Darwin

peiser-kurt-1887-1962-belgique-l-ivrogne-2742891-500-500-2742891Sur le chemin de Melbourne au Parc national du Kakadu, se trouve une ville sans intérêt qui s’appelle Darwin, capitale du Territoire du Nord (Northern Territory). On n’y passe pas ni plaisir ni par curiosité mais simplement parce que les agences d’expédition touristique vous demandent d’y réserver une nuit la veille du départ. Comme tous les lieux de passage sans identité propre (couloir, salle d’embarquement, salle d’attente…), Darwin inspire un sentiment d’ennui profond, abyssal. On s’y emmerde  existentiellement, jusqu’à atteindre une sorte d’arrière-goût insupportable de l’absolu. C’est horrible. J’exagère à peine.

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Notes de voyage en Australie, épisode 2 : Portrait du « back-packer »

Au cours de mon voyage en Australie, en mai 2012 (lire le premier extrait de mes notes ici), j’en ai croisé un certain nombre : j’ai d’abord tenté de leur ressembler, puis j’ai ensuite simplement cherché à comprendre quelle langue ils parlaient. C’est resté un mystère mais je ne renonce pas à l’idée de pouvoir un jour le percer. 

Recommande par le Guide du Routard

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