À propos…

lauren

Ce palmier me trotte dans la tête et déploie ses vastes feuilles vertes depuis quelques années. A l’époque de la  vogue des blogs, je ne me sentais pas du tout concernée par le phénomène. Je décrochais mes premières piges comme journaliste pour Transfuge et le Magazine littéraire, des contrats de lecture, de réécriture et d’auteur aux éditions Perrin et aux Presses de la Renaissance tout en terminant mes études au Celsa.

Je ne m’étais même pas posé la question de savoir si mon journal intime – que je tiens presque tous les jours depuis mes 7 ans – pouvait se sentir concerné par cette mode. En y repensant, j’imagine qu’il a dû redouter – lui, mon pauvre journal -, le jour où je viendrais lui empoisonner la vie en lui demandant de devenir moins intime, de ne pas se laisser intimider, de sortir de sa chambre pour affronter la lumière.

J’ai laissé mon journal tranquille et j’ai poursuivi mon chemin dans les médias, l’édition, la programmation d’événements … un parcours de slasheuse professionnelle en un mot (« les slasheurs » : c’est ainsi qu’on appelle en ce moment dans les médias ces trentenaires qui, comme moi, ont plusieurs jobs en même temps), qui escalade chaque diagonale avec passion en se cachant derrière la suivante. C’est bien pratique de vivre entre deux slashs et quelques balises html bien optimisées pour le référencement Google. Autant de bonnes excuses pour ne pas se mouiller et pour rester cachée derrière le rédacteur en chef « qui-n’est-même-pas-journaliste ».

Après huit années de journalisme littéraire – dont cinq pour Transfuge, le Figaro Magazine, Evene, le Magazine littéraire, Philosophie Magazine et trois comme rédactrice en chef de MyBOOX.fr -, j’ai décidé de passer la barrière du prochain slash en ne sachant pas ce qui se cache derrière, pour la première fois, et de prendre le temps et la place des phrases complètes, écrites à la première personne, sans mot clé ni rédac’ chef.

Aujourd’hui programmatrice pour le Salon du livre de Paris, la Bellevilloise de Ménilmontant, dénicheuse de bonnes adresses pour le Figaroscope, passionnée de littérature, de philo, de méditation, de Yoga, de nouveaux lieux et concepts qui se lancent à Paris ou ailleurs, je suis bien plus ramifiée et entortillée qu’un palmier (voir le post qui explique ce titre) mais j’aimerais que, de l’autre côté du slash, ce passage à l’écriture du moi m’aide à pousser un peu plus droit.

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