Notes de voyage en Australie, épisode 2 : Portrait du « back-packer »

Au cours de mon voyage en Australie, en mai 2012 (lire le premier extrait de mes notes ici), j’en ai croisé un certain nombre : j’ai d’abord tenté de leur ressembler, puis j’ai ensuite simplement cherché à comprendre quelle langue ils parlaient. C’est resté un mystère mais je ne renonce pas à l’idée de pouvoir un jour le percer. 

Recommande par le Guide du Routard

Le back-packer. Jambes interminables, pas régulier, épaules larges et assez droites pour porter le sac à dos, cheveux courts mais plutôt élégants, lunettes de soleils efficaces, geste agile et colonne vertébrale presque visible de bas en haut à travers le vêtement, comme si ces grands corps élastiques, entraînés à attraper la gourde que leur enverra le marcheur devant eux, n’avaient jamais connu que de longues randonnées collectives en haute montagne. Leur sac à dos a été noué avec une précision aussi parfaite que leurs genoux et leurs coudes. Toujours en bermuda, chaussures assez larges pour tenir la cheville et assez légère pour se glisser dans les recoins rocheux qu’ils seront amenés à escalader, ils n’ont jamais froid et vous regardent avec un air mi-étonné mi-pudique si vous les interrogez sur leurs sensations ou leurs sentiments. Je n’ai toujours pas compris de quoi il fallait leur parler car même en s’intéressant à leur prochaine destination, on ne recueille que quelques indications d’itinéraire factuelles, un dodelinement poli de la tête et un regard absent qui vous aura oublié le lendemain. Ils ont appris à échanger efficacement avec leurs semblables et ne développent certainement leur réponse que pour raconter quelques anecdotes de voyages qu’ils trouvent intéressantes. Quelle est la taille du plus gros moustique que tu as mangé ? Quel est l’oiseau le plus menaçant que tu aies frôlé ? Dans ce cas, ils ouvrent les yeux, prennent un air entendu – « You asked the right  question, mate… » –  et se lancent dans une histoire bien trop longue qui se termine par « and it was suuch fun ! ». Je n’ai pas de question de ce genre en stock mais si je parviens, d’ici la fin du séjour, à en collecter quelques unes, il me semble qu’une partie du globe terrestre m’appartiendra… presque autant qu’à eux !

Pour rappel, je publie donc en ce moment quelques extraits de mes notes de voyage en Australie qui datent du mois de mai 2012. Le prochain épisode sur ma journée d’ennui à Darwin est ici.

Pour découvrir le premier extrait, c’est par ici.

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2 commentaires pour Notes de voyage en Australie, épisode 2 : Portrait du « back-packer »

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